C’est mon troisième article sur le Musée du Jouets de Bruxelles. Découvrez les autres ici et ici.
J’adore ces cuisines roses. Elles illustrent clairement les stéréotypes présents dans les jouets destinés aux filles, leur but la formation de l’identité sexuelle et les rôles que la société leur attribue !
J’adore ces dominos surdimensionnés laissés sur une table dans l’une des pièces. Cela me fait sourire de penser à des adultes qui les utilisent avec nostalgie, car ils semblaient tellement plus grands dans de petites mains.
Jeu de Bagatelle, l’ancêtre du flipper. Placé en biais sur une table, on y jouait avec des billes en verre de taille standard. Je suppose que les scores étaient notés sur papier.
Petite machine à coudre.
Dans cette vitrine, vous verrez un jouet en vinyle délirant représentant une chenille et ses trois passagers : un singe, un ours et un clown. Ci-dessous, le croquis que j’ai réalisé.
J’adore aussi ce manège (en bakélite ?) et j’aimerais beaucoup le voir en action !
Moi avec le directeur !
J’ai décidé d’écrire un poème sur le musée.
Sur le côté du kiosque,
les gros titres annoncent : « Un musée du jouet en Belgique
s’avère être un
portail secret vers un
coin oublié de la réalité ».
Avec une signature : « Les enfants de la région sont les gardiens
de ce trésor caché depuis plusieurs générations. »
Ce petit objet a été ma première possession ;
une version miniature d’un avenir imaginé,
Le jouet de mes rêves
Quand j’étais jeune…
Très aimé, avec des entailles, des bosses ou de la rouille,
la peinture écaillée sur les coins, tordu ou cassé, puis réparé,
un œil manquant, des fissures ;
mais absolument sublime dans ses imperfections…
J’ai lu récemment que « la réalité est imaginaire ».
Sortons du conformisme et choisissons notre propre réalité.
Imaginer le monde à petite échelle,
À la taille d’un enfant, aux dimensions d’une poupée,
c’est comprendre ce que signifie avoir plus d’espace :
Découvrir un remède à la claustrophobie.
Changer les proportions,
Rétrécir, se projeter dans une dimension qui tient dans la poche.
Un désir, une envie de disparaître,
De m’évader dans un monde imaginaire que j’ai créé.
Agrandir uniquement les bonnes choses.
Éviter la responsabilité de la grandeur,
Le don de la vulnérabilité.
Fuir les défis, rejeter la réalité, intérioriser.
Mon corps est un musée de jouets.
Je dois rétrécir pour explorer la pièce intérieure.
Je vois une forme, une silhouette obscure,
qui ouvre la porte à une idée ou à un souvenir.
Découvrir l’inconnu, comprendre, trouver des objets cachés et oubliés.
Un voyage intérieur vers une guérison profonde,
Une découverte profonde.
L’action requise en échange d’un billet pour l’horizon suivant.
Une sensation de chatouillement,
quelque chose qui vibre doucement à l’intérieur,
Une joie enfantine excitante.
Volant comme des singes hurlants,
Un groupe d’individus à hauteur de genoux monte les escaliers en courant,
Tourne autour d’une table, s’arrête, regarde ça ! Non ! Allons ici !
En bas, à travers et de nouveau en haut.
Débordant de joie, explosant de plaisir à célébrer ce jour,
cet endroit, ce rêve.
À quoi allons-nous jouer maintenant ?
Je sais : organisons un goûter –
des liquides invisibles, des friandises imaginaires,
accueillons des invités imaginaires.
Un ours en peluche dans un petit fauteuil en osier,
un gâteau d’anniversaire, une occasion spéciale,
une image si charmante, si appétissante,
un peu de sucre, encore plus de cadeaux…
Je me souviens des jeux d’intérieur les jours de pluie,
du bonheur d’être coincé dans une pièce grise et mélancolique.
Je raconte tous les détails, les heures qui passaient,
un jeu succédant à un autre jusqu’à ce que le sol soit recouvert de tout le trésor.
Quand nous étions petits, le temps de jeu était capital.
Cet article a été publié pour la première fois en anglais le 1er septembre 2016.










